Accueil > Documents > Bibliographie > Phénoménologie de la religion
Editions Parole et Silence /DDB 2007
Phénoménologie de la religion
Père Don Patrick de Laubier
mardi 27 novembre 2007
On trouvera dans ce bref ouvrage une introduction à la sociologie de la religion qui se propose de donner un aperçu critique de l’approche sociologique de la religion chez quelques auteurs qui ont fait école et dont les différences sont très significatives.
Quatrième de couverture
Phénoménologie de la religion
La religion qui était l’objet d’exclusion et de persécutions au xxe siècle avec les idéologies totalitaires est devenue en quelques années un facteur capital dans la vie politique et même économique, ainsi que le thème de travaux et même d’enseignements universitaires en Europe.
Hier on a parfois justifié la contrainte en matière de religion, aujourd’hui seuls les moyens de lumière, c’est-à-dire de la raison et du témoignage vécu des personnes, sont admissibles. C’est ainsi qu’une opinion publique mondiale est progressivement apparue et ; avec elle, une attitude réflexe donnant à la conscience religieuse une place tenue jusqu’ici par la coutume et les traditions. C’est l’une des formes de la mondialisation.
Si l’on veut éviter que la religion ne devienne une cause ou un prétexte au « choc des cultures », il faut connaître les différentes traditions religieuses du monde contemporain et s’informer sur les conditions d’un dialogue possible.
L’auteur, catholique, ne fait pas abstraction de sa position personnelle dans un domaine où la meilleure garantie de l’objectivité n’est pas d’être sans conviction, mais plutôt d’en avoir et de s’ouvrir aux autres.
Le phénomène religieux n’est pas un fait neutre et chaque auteur l’aborde avec sa philosophie, qui commande souvent la sélection des faits et leur interprétation. Émile Durkheim voit dans la religion un fait purement social, Max Weber s’intéresse moins à la religion qu’à l’économie dont il recherche les acteurs et les processus ; Wilhelm Schmidt, prêtre catholique, porte un regard de foi sur le religieux dont il analyse les manifestations concrètes dans les sociétés archaïques. Enfin, Mircea Eliade tente une imposante synthèse du religieux reconnu dans sa spécificité comme « sacré ».
Les sagesses et religions d’Asie et du Moyen-Orient illustrent ces interprétations.
La perspective sociologique est plus synthétique que l’histoire comparée des religions, elle est plus engagée aussi et dans un domaine aussi vaste et complexe, les instruments qu’elle offre peuvent être utiles à des savoirs plus universels comme la philosophie de la religion ou la théologie elle-même.
L’essai que l’on présente ici est issu d’un cours donné à l’Université de Genève, qui se voulait introductif et on a évité d’en faire un exercice d’érudition en présentant des points de vue différents et même contraires. On l’a déjà noté plus haut, l’objectivité dans ce domaine est une entreprise ardue et l’auteur du présent ouvrage peut simplement dire son souci de chercher la vérité.
Parution mi-novembre 2007